Ce qui est en train de pourrir :
- Est moche
- Sent mauvais
- A mauvais goût
Mais est parfois fascinant…
Au-delà de ce paradoxe… D’où viennent ces impressions ?
La notion de bénéfique/dangereux interviens t’elle dans les goûts et les couleurs ?
Une manière de jauger son environnement ?
Certaines fleures sont belles mais mortelles.
La nouveauté interviens t’elle dans les goûts et les couleurs ?
Une identité visuelle de l’époque ?
L’ancien peut aussi posséder son charme.
Les connotations sont elles les seules génératrices du beau et du moche ?
Une alchimie basée sur les associations d’idées ?
Mais comment en être sûr ?
Les habitudes fondent t’elles notre jugement ?
Une éducation au beau ?
Seulement ?
… Dis ? Si on cherche on va en trouver d’autres ?
Oui surement ! ^_^
Curieuse et inextricable alchimie que voilà...
« Wha designer ! Tu vas pouvoir décider de ce qui est beau ou pas… » (Signé : le pote qui aime charrier.)
Au delà de la réduction habituelle du métier de designer à celui de styliste dans l'imagerie générale (mais bon, laissons cela de coté pour cette fois…), cela pose la question de la manière dont ces notions peuvent être abordées en conception.
Lors d’une enquête produit auprès de ses proches la question est plus souvent : "qu’est ce que ça t’évoque ?", "Entre ces trois modèles tu préfère lequel ?", "Tu l’achèterai ?"... Que : "tu trouve ça beau?"
Aussi, vis à vis du style, le designer préfère souvent raisonner en termes de tendances, de cohérence, de connotations…
Analyse t’il les « c’est beau » / « c’est moche » potentiels à travers de ces considérations ? Qui pourrait le prétendre ?
Au contraire ignore t’il complètement ces considérations car trop subjectives ?
Ou enfin se contente-t-il d’espérer qu’un maximum de personnes seront d’accord avec son jugement, sa perception, son analyse… ?
D’ailleurs le beau et le moche existent-t-ils ?
Immatériels, aléatoires mais à la bouche de chacun. Force est de constater qu’ils existent. Au moins à l’échelle de chaque individu mais aussi, souvent, à l’échelle de groupes d’individus.
Cette première impression qui vous saute dessus… Mixture surprenante de c’est beau/c’est moche, d’évaluation sur l’usage, sur la qualité, de souvenirs, d’univers rattachés… Si précieuse à recueillir, si trompeuse…
De part l’homogénéisation de la culture on peut se permettre de supposer qu’elle constitue un indice intéressant. De part la fragmentation des tendances on peut se permettre de penser que ça ne vas pas être suffisant… Comment l’évaluer ?
Aussi subjective qu’elle soit cette première impression nous permet peut être de démarrer notre réflexion ? Une logique pure serait t’elle suffisante ? Elle aussi n’est t’elle pas un danger?
Comment avancer... Sortir une feuille d’analyse ? Echanger avec les autres ? Laisser au temps le temps de la faire évoluer ? Tout à la fois ? Utiliser une méthode précise ? Pour ma part il y a des différence entres les projets, entre les moments...
Là on pourrait glisser sur la pente et nous
intéresser à la naissance des idées… Mais restons dans le sujet. C’est
le moment de vous rendre la plume…